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4 février 2011 : Journée d'étude 1

ESPACE PUBLIC ET INTERCULTURALITE

( Organisation : Sylvaine Camelin, Stefan Le Courant, Virginie Milliot

Ces journées d'étude ont pour objectif de questionner l'évolution du lien social dans les  métropoles contemporaines. Nous proposons de réfléchir à la force socialisante de l'expérience du pluralisme dans l'espace public et aux diverses modalités de construction du commun dans les espaces publics métropolitains.

4 février 2011: Sociabilités marchandes : Marchés des produits et négociation des identités
MAE salle 308 F (LESC, campus de l'Université Paris Ouest Nanterre La Défense, voir plan)

Cette journée sera l'occasion d'interroger la manière dont les sociabilités marchandes articulent les différences urbaines. Quelle est la nature du lien social généré par ces activités ? Ces marchés sont-ils à considérer comme des espaces de mise en scène de la diversité, de construction d'exotismes ou comme le creuset d'une urbanité spécifique ? Sont ils à considérer comme des « théâtres », des « vitrines » ou des espaces plus largement structurants ?

10 h à 12h 30
Virginie Milliot : Ouverture des journées « espace public et interculturalité'
Emmanuelle Lallement : « Scénographie et sociabilité marchandes  
à Barbès, la formation d'un marché aux identités ? »
Jean Pierre Hassoun : « La mise en marché des « cultures » alimentaires (Paris- New York) »

Pause déjeuner sur place
13h30- 16 h
Anne Raulin « Conceptualiser la fluidité marchande et culturelle ? Retour sur les notions d'aire transitionnelle et de coutume »
Michel Peraldi : « L'économie politique du bazar »

Bibliographie
Emmanuelle Lallement (2010) : La ville marchande. Enquête à Barbès, Téraèdre.Jean-Pierre Hassoun (2009) : « Moderniser l'ethnique pour développer l'urbain. La venue d'une industrie de la feuille de brick dans une ville de banlieue », Genèses, n° 76, sept., 52-75.
Jean-Pierre Hassoun (2010) : « Deux restaurants à New York : l'un franco-maghrébin, l'autre africain. Création récentes d'exotismes bien tempérés » Anthropolgy of food 7, December.
Anne Raulin (2000) : L'ethnique est quotidien. Diasporas, marchés et cultures métropolitaines, Paris, L'Harmattan, Connaissance des hommes.
Anne Raulin, "Minorités urbaines : des mutations conceptuelles en anthropologie", Revue Européenne des Migrations Internationales, numéro thématique Anthropologie et migrations, 2009, vol. 25, 3, p. 33-53.
Michel Péraldi (2010) « L 'économie politique du bazar » in Mermier et Péralidi (dir) : Mondes et places marchandes en Méditerranée, Khartala.

Prochaines journées d'étude :
18 mars 2011 : « L'humour : art d'ajustement aux diversités urbaines ? »
Avril 2011: « Les Brèches du quotidien »
Mai 2011 : « Villes vitrines : la transformation des formes urbaines »

Plan d'accès : http://www.mae.u-paris10.fr/usr3225/Adresse-et-acces,17.html

 

 

25-26 mai 2011 : Colloque VIOLENCE, VIOLENCES organisé par les étudiants du master 2 Ethnologie

de 9h à 18h, salle F 308 du LESC, à la MAE

Demandez le programme !

... suivi d'un bal jeudi soir... (v. ci-dessous)

 

 

26 mai 2011 : ETHNO BAL

Soirée organisée par les étudiants de M2 EMAD

Musique Gwo Ka (tambours de Guadeloupe)

Bélisaire, musique cajun (Louisiane)

de 19h30 à 20h30 : La pratique du Ka et du Cajun, discussion avec les musiciens

de 21h à 00h30 : Bal Gwo Ka et Cajun !

Venez faire la fête avec des musiciens et danseurs traditionnels nanterriens, rencontrés par les étudiants en ethnomusicologie et anthropologie de la danse dans le cadre de leur recherche de terrain (projet "patrimoine musical des habitants"). Dans un espace d'échange et de convivialité, ces musiciens seront heureux de vous faire partager leurs cultures musicales.

Espace Reverdy, bâtiment L, Campus de l'université.

Ouvert à tous, entrée libre, restauration et boissons sur place.

samedi 19 juin 2010 :

KouZmienKoBal & la Ferme du Bonheur présentent :

BAL BARDAK, de 18h au coq

Gallina La LuPa / Tarang (musique indienne) / La Menina Sin Nombre / En’S  Battucada / Télamuré (triplette italienne) / Ziveli Orchestar / La Grenouille à Cheveux (musette des temps) / Tonino Cavallo / Mobile / Duo Sentimento / Bernard Lortat-Jacob (Amour amer et autres chansons) / Lez Enkombrants (fanfare approximative) / Ariel G Kabil (slam et bande-son) / Le Polyorchestre à Réactions de Paris 8 / Sylvain « le duo » / Les Frères Lopez

A 17h, Imbu ouvrira Le Bal

(Bernardo Bernardella n’en sera pas …) 

PAF : 8 euros (étudiants, chômeurs) / 12 euros

La Ferme du Bonheur, 220 Avenue de la République

RER A Direction St Germain en Laye /Arrêt Nanterre Université (Traverser la Fac, au bout à droite)

En Voiture : Porte Maillot, direction La Défense, puis A14 Poissy Rouen. Prendre ensuite l’A86 direction St Germain en Laye. Prendre la 1ère sortie n°36 (Nanterre centre). Au feu à gauche, encore au feu à gauche. Environ 2,5 Km plus tard, à droite : Nanterre Université. Entrez, garez-vous.


mardi 1er juin 2010 :

Colloque Micro-Macro suivi du Bal des Ethnos

plaquette du colloque

programme détaillé du colloque

 

Le colloque sera suivi du Bal du département d'ethnologie aux Arènes de Nanterre (chapiteau situé sur le campus) : les anciens étudiants (ainsi que les étudiants actuels) en ethnologie y sont conviés pour que les différentes générations du département puissent se retrouver, que des liens se tissent, que des réseaux de coopération s’activent, et tout simplement pour faire la fête ! musiciens au rendez-vous...

 

Entrée gratuite, bar et restauration sur place, ouvert à tous les étudiants d'ethno, anciens ou nouveaux...

merci de vous inscrire ethnoparcours@gmail.com

en savoir plus sur l'enquête "ethnoparcours"

samedi 20 mars 2010 :

Bal Bardak à la Ferme du bonheur

 

A la rencontre des Nanterriens danseurs et musiciens


Une collaboration entre l'Université (master pro EMAD) et la Ville de Nanterre

“D'autres voix sont là qui ne passent pas encore le mur du son. Il suffit de frapper à la porte.” (Martial Pardo et Mahjouba Mounaïm, Le tour du monde en vingt-cinq voisins, Musiques et récits de l'immigration en Basse-Normandie de 1914 à nos jours, Théâtre de Caen - Actes Sud, 1998, [livre-disque illustré]).

Inspiré d'une initiative lancée à Caen par Martial Pardo et Mahjouba Mounaïm (Le tour du monde en vingt-cinq voisins, 1998), ce projet consiste à partir à la rencontre des Nanterriens dont certains possèdent des talents rares et des savoirs musicaux ou dansés exceptionnels que même leurs voisins peuvent ignorer. La ville recèle en effet de trésors culturels que les détenteurs n'ont pas toujours l'occasion de partager en dehors de leur foyer : savoirs mis au placard, instruments dormant dans les armoires, répertoires cachés dans les mémoires... il s’agit de partir à la recherche de ces danses et de ces musiques mais d’abord d'être à l’écoute des hommes et des femmes qui les pratiquent ou les ont pratiquées : quelle a été leur vie et quelle place a tenu la musique et/ou la danse dans leur parcours? Une place souvent bien plus grande qu’on ne le croit. Une fois partagés, dans l’intimité des foyers, les gestes, les sons et les souvenirs, on pourra envisager avec eux, le temps et la confiance aidant, de quelle manière leurs savoirs pourraient ou devraient trouver un nouvel écho dans la ville.

Ce projet ne se concentre pas spécialement sur les musiciens des communautés étrangères, mais s'intéresse à l'ensemble de la population nanterrienne. Il s'agit en effet de considérer toute personne habitant à Nanterre, quels que soient son origine et son milieu social, en prêtant toutefois une attention particulière aux traditions orales.

Echanges :

  • un projet transculturel : ce travail a pour ambition de faire connaître, d'expliquer et de mettre en valeur les cultures qui s'ignorent, de faire s'ouvrir les portes, de rassembler les personnes, de renforcer le lien social en tout cas de provoquer un dialogue, musical puis en paroles. Or, la musique (musique et danse étant liées) plus que toute autre forme d’expression, est un moyen exceptionnel de communication doté d'une capacité toute particulière à fédérer les individus.

  • un projet multilatéral : il ne s'agit pas seulement d'aller vers “les quartiers”, telle une initiative du centre (ville) vers la périphérie ; on ne part pas non plus des quartiers pour revenir au centre ; souhaitant provoquer, par la musique et la danse, des échanges multilatéraux, ce projet concerne tous les quartiers, centre ville compris, sans hiérarchie.

  • un projet transgénérationnel : il ne s'intéresse pas forcément aux « jeunes des quartiers », mais à toutes les générations ; il vise la communication et la transmission de mémoire et de savoir entre les générations (et quel meilleur moyen que la musique et la danse pour cela?).

Un travail mené par des étudiants de Nanterre :

Ethnomusicologie appliquée?

L'ethnomusicologie et l'anthropologie de la danse sont nées, comme l'ethnologie, de l'intérêt porté à des cultures considérées comme exotiques et se sont ainsi forgé une méthode et un regard particuliers sur les sociétés. Cependant, elles ne s'adressent pas ou plus seulement au lointain mais également au plus proche de nous (sans compter que le lointain est venu jusqu'à nous). Ces disciplines peuvent trouver une application et une implication dans notre propre société (cf. les expériences déjà menées en ethnologie à Nanterre avec l'association Passerelles).

Master EMAD (Ethnomusicologie et Anthropologie de la danse) :

Ce projet de recherche et d'action à la rencontre des Nanterriens danseurs et musiciens est conçu parallèlement à la création (rentrée 2009-2010) d'un nouveau master intitulé “Ethnomusicologie et Anthropologie de la danse” comportant une voie recherche et une voie professionnelle. Trois, quatre, voire cinq étudiants suivant ce master auront la possibilité, dès la rentrée universitaire 2009, de s'investir deux années durant dans ce projet qu'ils valideront individuellement par un mémoire.

Equipe 2010-2011 : Claire Bruscolini (M1), Damien Caldéréro (M2), Nabil Ghannouchi (M1), Alena Libanska (M2)

Plusieurs phases :

Ethnomusicologie...

  1. Enquête ethnographique : tout en vivant à Nanterre, découverte par les étudiants de tous les quartiers, de rue en rue, de porte à porte, à la rencontre des habitants, musiciens/danseurs, aux savoirs et aux talents souvent insoupçonnés.

  2. Collecte de données : travail de mémoire par la collecte croisée de récits de vie et de savoirs et répertoires musicaux et/ou dansés (enregistrements audiovisuels).

  3. Recherche et analyse : recherches bibliographiques, d'une part sur les problématiques liées au projet (ethnomusicologie et recherche-action, anthropologie urbaine, histoire de la ville, etc.), d'autre part, à partir des rencontres effectuées, sur les différentes cultures et répertoires abordés ; et analyse des données (matériaux récoltés).

...appliquée

  1. Organisation de rencontres, création d'événements : construction avec les personnes rencontrées volontaires de moments d'échange et de convivialité avec l'ensemble des habitants, moments de fête où leurs traditions (dont les spécificités pourront alors être expliquées) trouveront une écoute et une reconnaissance.

  2. A plus long terme, archivage, restitution, diffusion : imaginer avec ces personnes des supports d'archivage (pour eux-mêmes, pour la ville et pour l'université) et de diffusion au plus grand nombre du patrimoine mis au jour et de l'expérience partagée (ceci implique toujours une étroite collaboration - matérielle et morale - entre la municipalité et le master d'ethnomusicologie de l'université).

Pendant deux ans, chaque étudiant s'investira dans les quatre premières phases au moins, mais le projet perdurera au-delà (tant que les deux partenaires voudront bien le prolonger). La transmission et le relais sont envisagés de façon progressive puisque les étudiants de «deuxième année » assistent et travaillent aux côtés de ceux arrivant en première année.

Dans une société toujours plus utilitariste où l'on vise la rentabilité à court terme, l'ethnologie en tant que science humaine s'inscrit au contraire dans la durée. L'ethnologue doit prendre le temps de s'immerger dans un environnement, d'expliquer son travail et d'établir une relation de confiance avec ses interlocuteurs. Du temps est aussi nécessaire pour une prise de recul et un travail en profondeur (ce projet d'étude et ses applications sont donc le contraire d'un audit!).

En bons ethnologues, les étudiants devront donc vivre à Nanterre (dans la mesure du possible), devenir eux-mêmes nanterriens, fréquenter les lieux de vie, aller à la rencontre des gens, sonner aux portes, se faire accepter, sympathiser, échanger par la pratique musicale ou dansée et le dialogue (eux-mêmes sont en général musiciens et/ou danseurs).

Ce projet vise le long terme pour toutes les raisons précédemment évoquées. Les conséquences d'un tel travail seront à mesurer non seulement à l'aune des événements et supports réalisés - valorisants aussi bien pour les habitants que pour la municipalité -, mais aussi au-delà du projet lui-même, de manière diffuse, en termes de cohésion sociale.

Réalisations envisagées et perspectives :

  • mémoires de master de chaque étudiant impliqué dans le projet (pour validation du diplôme)

  • fêtes, bals, concerts, etc. (à imaginer au fur et à mesure par les étudiants en concertation avec les partenaires de la ville de Nanterre)

  • expositions, conférences (idem)

  • transmission du savoir : ateliers de pratique musicale dans lesquels certaines personnes transmettraient leurs savoirs (idem)

  • publication (CD, DVD, livre, film, etc.?)

  • ateliers/rencontres dans les écoles, collèges, écoles de musique

Ethique :

  • ne forcer ni ne brusquer personne ; expliquer longuement la démarche ; accepter le refus.

  • bien qu'ils soient considérées comme musiciens ou danseurs, les meneurs du projet doivent faire en sorte que les Nanterriens engagées dans le projet le soient librement sans qu’aucune motivation financière n’intervienne. Pour que l'étudiant-chercheur maintienne de bons rapports avec elles, afin que l'enquête ne soit pas faussée et pour que le projet reste généreux, il est important qu'aucun rapport d'argent ne soit établi. Par la suite, même si nous pouvons espérer que les musiciens-danseurs se produisant à l'occasion d'un événement organisé dans le cadre de ce projet, le feront pour leur propre plaisir et parce qu'ils comprennent l'intérêt de ce projet pour la reconnaissance de leur culture, la rémunération de leur prestation doit être envisagée car elle fait également partie de cette reconnaissance et de cette légitimité.

L'intérêt d'une telle collaboration :

Pour l'université :

  • son ancrage dans la ville

  • l'application directe d'une discipline enseignée à l'université

  • son implication (engagement) dans l'environnement local

  • une source de financement pour le master EMAD

Pour la ville de Nanterre :

à court terme :

  • création d'événements culturels valorisants pour les personnes et pour la ville

  • création d'un réseau de musiciens-danseurs locaux

  • image de la ville

à plus long terme :

  • étude en profondeur de la population nanterrienne (les pratiques musicales/danseées étant un axe de compréhension des sociétés)

  • cohésion sociale

Coordination :

Université :

- Nicolas Prévôt, Maître de conférences en Ethnomusicologie

(Département Ethnologie, Préhistoire, Ethnomusicologie, Université Paris Ouest Nanterre)

Ville de Nanterre :

- Gille Duval (Direction du développement culturel de la ville de Nanterre)

- Dominique Laulanné (Maison de la musique de Nanterre)

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